• All Rights Reserved

    All Rights Reserved

    Le dispositif seul suffirait à séduire : quelque chose d’un cinéma faussement naïf porté à maturité. Mais le film, plein de surprises, ne serait qu’astucieux s’il ne traitait par l’anecdote d’un sujet majeur : le foyer. Les objets, dérisoires mais érigés en symboles jusqu’au malaise, finissent par incarner le concept de propriété autant que ses limites. Un documentaire joyeux, insolent et résolument politique qui, à la manière de Ceci n’est pas un film, explore les possibilités du cinéma contre toute forme de censure et d’amnésie collective. (Alexia)

  • Urban Cowboys

    Urban Cowboys

    Le film s’ouvre et se ferme sur une friche entre deux usines, espace de liberté autant que de désœuvrement, qui semble à lui seul métaphoriser l’existence des personnages. Ces jeunes gens, issus d’une classe ouvrière délaissée, apprivoisent les chevaux qui y galopent, comme pour s’apprivoiser eux-mêmes : sur sa petite jument au poil terne, l’orphelin fait peser toute sa solitude. Sans concession, mais non sans empathie, le film donne à voir une violence sociale autant qu’intime, subie et exercée par…

  • Pallasseum - Invisible City

    Pallasseum - Invisible City

    Lorsque le documentaire de création filme l’urbanité, c’est souvent sous l’angle de l’utopie architecturale désenchantée, ou d’un projet de vivre-ensemble devenu kafkaïen. C’est d’abord à ce titre que Pallaseum surprend : par sa bienveillance. L’exploration des appartements, qui plie et déplie l’espace avec la délicatesse de panneaux japonais, fait cohabiter des intimités qui s’ignorent, filmées avec une grande pudeur (angles de caméra pluriels mais limités, pour tout un quotidien seulement suggéré par un objet, ou par une manière d’habiter l’espace).…

  • The Big City

    The Big City

    L’approche, curieuse au premier abord, mais tout à fait astucieuse dans sa réalisation, nous permet d’aborder une autre échelle d’observation, jusqu’ici boudée par le documentaire : l’être humain, étant un sujet d’étude sur-représenté, qu’en est-il des autres être vivants présents dans le milieu urbain ? On fait ici la découverte d’un monde méconnu, qui s’agite tous azimuts devant nous, au son des bruits de la ville qui rendent une part d’humanité à nos microbes : tous s’affairent chacun dans leur…

  • Sherry

    Sherry

    Peau lisse, brushing impeccable et plastique parfaite… Trop peut-être ? La femme qui se tient devant nous n’est probablement pas réelle et pourtant elle joue, s’anime et vit à travers un personnage aux mœurs bien intrigantes. Face caméra, elle tente maladroitement de reprendre des pauses aguicheuses, un peu « mode ». Comme sorti d’un shooting de sexdolls raté, elle renvoie l’image d’un ailleurs… Aux frontières du réel. Cette créature s’anime sous un corps de chair qui joue de son imaginaire, nous faisant traverser des scènes hallucinantes. (Appoline Diaz)

  • Sasha

    Sasha

    Comment imaginer deux mondes plus opposés ? À la pauvreté, la dureté d’un pays en guerre et d’une famille difficile où sévit un beau-père violent, répondent la douceur estivale de l’Espagne et d’une famille unie et équilibrée, vivant dans le confort matériel. C’est pourtant écartelé entre ces deux univers que grandit cet enfant à qui est faite l’injonction insoluble de choisir entre sa famille biologique, sa mère et sa fraterie, et sa famille d’adoption si aimante.
    Par sa mise en…

  • Remember?

    Remember?

    Remember ? nous fait glisser dans un lieu hanté par la mémoire. Une mémoire qui semble avoir quitté son hôte et réapparaît par bribes, incertaine. La caméra nous invite alors à investir cet espace de notre imaginaire. Nous tentons de reconstruire ce qui fut un temps, une réalité. Cette fenêtre qui nous invitait vers l’ailleurs, nous guide finalement jusqu’à notre esprit et sa force de création. Le temps chasse les souvenirs. Le cinéma les réinvente. (Appoline Diaz)

  • My Father's Tools

    My Father's Tools

    De la forêt, à l’atelier nous suivons Steven Jerome, issu de la tribu amérindienne des Micmac. Le film est brut, le regard objectif et cherche à capter les gestes, présenter les outils, la matière nécessaire à la fabrication artisanale de paniers. Le silence tend à marquer la sacralité du moment, entre tradition et transmission, les gestes se passent de parole. (Pierre-Yves Liberatore)

  • The Origin of Trouble

    The Origin of Trouble

    L’Origine du drame est une petite enquête familiale, pleine d’humour et de tendresse. Avec un dispositif très simple mais efficace, le film aborde des questions de filiation et d’identité.

  • Mazal Means Luck

    Mazal Means Luck

    Le charme que ce film opère tient à son inquiétante étrangeté de prime abord, qui laisse place au dévoilement progressif de son sujet : on appréhende petit à petit cette famille très particulière, ainsi que le dilemme qui est posé à la réalisatrice. Un film délicat et touchant.

  • Maregrave

    Maregrave

    La réalisatrice explore les multiples facettes de la relation qu’entretient l’homme à la mer : curiosité et obsession, fascination et emprise. Le film se construit autour de cet espace infini et en fait un lieu de mémoire.

  • Luiza

    Luiza

    Luiza est une jeune femme particulière, un personnage fort et attachant. Le bout de chemin que l’on fait avec elle nous permet de nous questionner. Quelle est la limite de la responsabilité et de l’autorité parentale sur un enfant ? Peut-on dicter une conduite sexuelle ? Peut-on contrôler le corps d’autrui ? Le regard et le discours portés sur Luiza dérangent et interrogent. (Marion Bonneau)