Inferno

Inferno ★★★

Euh... Faque, c'est le premier Dario Argento que je vois depuis deux semaines et que j'aime assez moyen, quand même. Et pourtant, ça partait bien: ça me tentait (j'y ai pensé littéralement pendant tout mon quart de travail), j'étais en pydj' avec ma bière, ma couverte et une de mes chattes collées sur moi (les chips sont venues plus tard)... bref, j'étais d'dans. Le menu du Blu-ray est arrivé, avec sa grosse musique full intense où ça chantait en latin, pis là, on voyait une série de meurtres défilés, avec des flammes, pis j'étais comme: oui, ok, ça va marcher, OH YEAH.

Pis, ben... non. Ça n'a pas bien marché. C'était ben beau le film, t'sais, avec les couleurs pis toute, pis quand la fille va dans l'eau, c'était saisissant, mais... la maudite musique! Je me rends compte que j'aime vraiment ça la musique in your face dans les films d'horreur, ça charrie beaucoup de tension et d'angoisse, surtout quand ça réussit à bien épouser le sentiment d'attente et de crainte du ou de la spectateur.trice (quelle belle réussite, quand même, quand on a cette impression que la musique d'un film est là spécifiquement pour nous, à un moment très précis dans un film, ou encore quand elle nous fait vivre des émotions qu'on aurait jamais senties sans elle!). Pis j'm'excuse, mais un p'tit piano au son un peu aigre (oui, oui, je suis de mauvaise foi), câlice que ça fait pas le même effet que la musique de Goblin (duquel il est juste rester les mains mystérieuses dans Inferno) avec ses cris, ses chuchotements et ses soupirs dedans. Dario Argento est normalement très bon pour faire en sorte que ses spectateurs.trices se sentent unsettled par sa mise en scène, pis là, ici, c'était juste tellement décousu, tellement inégal; ça partait dans tous les sens, certaines choses de l'histoire sont restées inexpliquées (à qui sont les mains de gobelin, for god sake?)... Pis la fin... wow. C'tait quec'que chose, hen? C'tait weird un peu j'ai trouvé.

Mais bon, là il est tard, moi aussi je suis décousue et je pitche tout ça de même, mais la morale de cette histoire, c'est soyez gentil.les avec vos chats si vous voulez pas finir comme l'antiquaire.

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